18 décembre 2006

More than this


Pour fêter dignement l'anniversaire de Jérôme (quoiqu’avec un peu de retard) et celui de Rémi avec un peu d'avance, nous nous sommes attaqués samedi soir à une institution de la culture japonaise : le Karaoké ! En plus, nos invités repartant le lendemain (snif…), ça nous donnait une bonne occasion de nous frotter au monde underground de Komagome, au 7ème étage d’un immeuble devant la gare.

Et le Karaoké, c'est bien comme on l'imagine. Voire encore mieux, voyez plutôt : cabines privées pour toutes les tailles de groupe, catalogue impressionnant de chansons en japonais, en coréen, en chinois, en anglais et même en français ! (Bon d’accord, il y en avait 5 dont 2 inconnues d’Yves Montand et une de Jane Birkin, elle aussi inconnue au bataillon). Et les micros avec les effets de résonnance pour avoir une belle voix, même quand on chante faux ! Vive la technologie !

Ca a été aussi l’occasion de rencontrer la jeunesse locale (aux prises avec une machine à Chupa Chups pendant plus de vingt minutes), de découvrir enfin les paroles de chansons fredonnées pourtant depuis (ou il y a) des années et de ne pas voir le temps passer (oups, déjà 3h du mat’, le réveil est mis a 6h, rha, ça va être dur…).

Mais qu’est-ce qu’un peu de fatigue face à la découverte de la profondeur des textes engagés de Babyron Zoo (sic !), des Sex Pistols et de Queens of the Stone Age ? Le seul regret, c’est peut-être de ne pas avoir eu le temps de nous frotter aux grands classiques japonais : mais quand aurons-nous le temps de pousser un petit "Love Love Revolution" des Morning Musume ? Il va falloir remettre ça très bientôt !

11 décembre 2006

Nos premiers invités !

Ils sont arrivés la semaine dernière, ont écumé Tokyo pendant une semaine et viennent de partir à l’assaut de Kyoto. Tout le Japon tremble !
Et grâce à Juliette et Jérôme nous avons pu tester notre chambre d’amis, nos bons plans touristiques, l’étendue de nos connaissances (sic !) en cuisine nippone… et vérifier que l’on n’est pas les seuls chez qui la DS crée une dépendance.

Nous avons aussi profité de leur présence pour aller plus loin que d’habitude ce week-end (et ailleurs que sur une montagne, c’est dire si on a innové !) : à Nara, ville réputée pour ses temples et ses cervidés (qui se promènent en toute liberté et n’hésitent pas à fouiller eux-mêmes les poches des touristes trop lents à les nourrir). Sur le chemin du retour, dimanche, nous avons fait une première pause pour visiter le Byodoin, un temple bien connu des japonais – il est sur toutes les pièces de 10 yens – et une deuxième au Inari Taisha, temple des récoltes et du commerce, où de très nombreuses entreprises (ou associations, ou particuliers…) japonaises ont fait chacune l’offrande d’un Torii (grande porte rouge à l’entrée d’un sanctuaire). Au final, cela donne une bonne promenade dans les collines, sous plusieurs kilomètres de portes (Christo n’avait rien inventé).

On vous laisse apprécier :

Rémi, l’ami des bêtes.

Devant le temple Todaiji, à Nara.


La pièce de 10 yens et son temple.


Promenade à l’ombre des torii.

Hakone

Il y a deux semaines (oui, on sait, on prend du retard) nous avons passé le week-end à Hakone (prononcer "Hakoné"). Hakone, c’est ZE destination touristique tranquille de ce côté-ci du Japon. Tout proche de Tokyo, on y fait un tour sur un volcan qui fume, une mini- croisière en bateau pirate, quelques photos du mont Fuji (enfin, si le temps n'est pas couvert... les photos ci-jointes sont dédiées à Jérémie et Magus, Remember 2003 !), 2-3 pauses touristiques (un musée d’art moderne en plein air, un poste de contrôle de la période Edo, un joli temple…) et on finit la journée dans une auberge traditionnelle (ryokan), à profiter d’un bon repas avant d’aller barboter dans une source d’eau chaude, sous les étoiles.


Le Japon, un pays où la tradition côtoie la modernité. Mais parfois, c’est kitsch la modernité.

Deux Français et une boule brillante.

L’Héraclès de Bourdelle (spéciale dédicace aux anciens de Falguière) vise et tire…

…dommage, il a raté Pégase… Mais la flèche n’a pas été perdue pour tout le monde !

28 novembre 2006

On n'avait pas mis ce blog à jour depuis longtemps ... pour compenser, voici une petite série de messages. N'hésitez pas à laisser vos commentaires !

Pourquoi, mais pourquoi ?

Le Japon est un pays vieillissant. C’est ce qui explique notamment le recours croissant a la main d’œuvre étrangère (et oui, c'est nous !). Cela explique aussi que l’on croise partout des armées de mamies japonaises, brandissant leurs parapluies aiguisés pour se frayer un passage dans la foule (très dangereux). D’où notre question existentielle et transcendantale : pourquoi, mais pourquoi les mamies japonaises prennent-elles le métro à l’heure de pointe ? Et pourquoi, mais pourquoi attendent-elles le week-end et les jours fériés pour voyager ?

Perrine et Rémi découvrent les taches ménagères

On a enfin compris ! Le liquide vaisselle ne dégraisse pas, certes, mais c’est normal ! Il faut acheter une bouteille de dégraissant à côté !!! Maintenant ils font des packs !
A moins que ce ne soit qu’une stratégie marketing pour introduire progressivement sur le marché nippon le concept du liquide vaisselle tel que nous le connaissons (qui dégraisse, quoi) ! Il faudrait que Rémi se mette sérieusement à la traduction du packaging pour en être vraiment certains ...

Laissez vos chaussures dans l’entrée

Et oui, nous vivons à l’heure japonaise : ici, on n’entre pas chaussé dans une maison, dans certains restos non plus (et même dans certaines cabines d’essayage : ça surprend !). C'est une tradition héritée du shintoisme : c’est une question de séparation des lieux propres (l’intérieur de la maison) et non-propres (l’extérieur). C’est pour la même raison que les japonais se purifient avant d’entrer dans un sanctuaire.


Du coup il faut être attentif (…à l’état de ses chaussettes le matin) et discipliné (pas plus de 2 paires de chaussures chacun dans l’entrée, ça pourrait faire peur aux amis de passage). Pour l’instant on ne s’en sort pas trop mal ;)

It is tired with labor - C'est fatigué avec le travail

Ne cherchez pas à comprendre le titre ... c'est la formule de politesse consacrée (traduction littérale) qui introduit la plupart des mails reçus sur un projet, notamment ceux destinés à organiser une nomikai - comprenez pot entre collègues, LA solution à tous les problèmes du travailleur japonais !

La semaine prochaine, notre désormais ex-client nous organise très gentiment une Farewell party. Et oui, nous changeons de mission. En attendant, jetez un coup d'œil sur le travail fourni par Rémi et son collègue ces 6 derniers mois. Impressionnant non ?

19 novembre 2006

On récidive !

Les arbres de Tokyo commencent à se colorer. D'ici quelques jours nous devrions pouvoir faire un tour dans le parc du quartier, pour admirer le koyo (by night, s'il vous plait). Pour nous en donner un avant goût, nous avons repris, avec Tristan, le chemin de Takao san le week-end dernier, et nous n'avons pas été déçus : beau temps, quelques arbres bien colorés...

Le sommet du mont Takao étant le samedi, selon les dires des japonais, aussi peuplé que Shinjuku, nous avons eu tout le loisir d'observer les coutumes du promeneur nippon : pinte de bière du sportif à l'arrivée, pause pique-nique avec couverture Hello Kitty, brûleur à gaz et grand faitout pour préparer sur place son shabu shabu, chien à capuche et sac à chien... (toutes les photos, comme d'habitude, sont sur www.wistiti.fr)

Quant à nous, parce qu'il faisait bien froid là-haut, nous avons dégusté un petit verre de vin chaud (à base de saké et de riz, le "vin" chaud), avant d'entamer la redescente, un peu à pied, beaucoup en télésiège. Très impressionnant le télésiège : un banc en plastique avec une plaque antidérapante posée dessus, pas de barre de protection... un parcours impeccablement entretenu tout du long, et, le must du must, la photo souvenir, sans laquelle on finirait par oublier qu'on vit au Japon.

12 novembre 2006

Soleil couchant au pays du Soleil Levant

Il y a trois jours, dans la salle de rafraichissement de notre vénéré client, nous nous sommes rendu compte que nous voyions le mont Fuji à l’horizon. Le temps est devenu suffisamment sec après ces mois d’été humides pour permettre de voir plus loin que Shinjuku depuis notre haute tour. On n’en revient toujours pas de ne pas l’avoir remarqué avant tellement il est imposant !

Aujourd’hui, direction les tours du gouvernement métropolitain de Tokyo pour profiter de la plateforme panoramique du 45ème étage. Encore un jour sans nuage qui nous a permis de bien voir le mont Fuji (à la dernière occasion, perdu dans les nuages sur Takao-san, un japonais demandait si on pouvait le voir avec les yeux du cœur… mais Cetypamignon !?!). En voici une photo parmi les 60 et quelques autres que vous pourrez voir sur le site wistiti.fr :


11 novembre 2006

Vivre dans un pays à la pointe de la technologie

Autant le Japon nous étonne quant au peu d’efforts faits pour faciliter la vie de la ménagère, autant il nous épate sur d’autres aspects du quotidien - Jugez plutôt :

  • La machine à laver ne fait pas elle même son eau chaude (à chaque lessive, il faut donc la lui apporter avec un tuyau d’arrosage – on adore !)
  • Le sèche-linge est une barre ou une corde sur le balcon
  • Pour le repassage : une table mini mini et pas de centrale vapeur
  • Le produit vaisselle dégraisse mal, les éponges sont des gros blocs de plastique plutôt désagréables,
  • Les aliments n’ont pas de conservateurs (pas possible de faire ses courses pour toute une semaine)

Par contre, on vous laisse admirer le confort moderne à la japonaise :


Nous, c’est du siège chauffant dont on aura le plus de mal à se passer (un sembei au premier qui nous donne la liste exhaustive des fonctionnalités de ces toilettes).

09 novembre 2006

Il est bon de rire parfois

Deux liens pour ceux qui auraient un moment dans la journée et voudraient savourer deux bonnes tranches d'autodérision nippone :

  • Un groupe de japonais qui vous dévoile tout tout tout sur le sushi, de quoi il fait, où et comment le déguster - Vous n'êtes pas obligés de mettre le son, il y a des sous-titres.
  • Un couple qui tord le cou à de (très nombreux) clichés.

PS: en bonus pour ceux qui viendront nous rendre visite au pays du karaoké, vous pouvez vous entrainer sur cette contribution de notre Johnny national au rayonnement de la culture française.

02 novembre 2006

Galère !

Jusqu'ici on se disait que les impôts prélevés à la source, c'était quand même bien pratique ! Et voila qu'il nous faut remplir notre déclaration d'impôts pour la semaine prochaine... On ne sait pas trop par ou commencer :

30 octobre 2006

Une de plus !

Depuis ce week-end nous avons 8 heures de décalage horaire et non plus 7, et ça va durer jusqu’au printemps prochain !

Les heures idéales pour nous contacter sont donc désormais pour vous (enfin, juste pour les français) :
- Midi (il est 20h, on est rentrés chez nous)
- 23h (on se réveille)
- De votre réveil jusqu'à 16h le week-end

Pour les londoniens et chicagoans, on décale encore plus (9h et 15h).

26 octobre 2006

Horreur, malheur !

Depuis que nous travaillons à l'in-ter-na-tio-nal, notre français en prend un sacré coup. Vous avez remarqué ? On ne peut plus s'empêcher de faire des répétitions.
Allez, devinette, qui vaudra un Hello Kitty à celui qui trouvera le premier la bonne réponse : quel est le mot que nous avons honteusement répété 25 fois en 21 messages ?

PS : Louis tu ne joues pas, tu as déjà gagné le précédent concours
PPS : Non, ce n'est pas le mot Hello Kitty

22 octobre 2006

Le retour de la ballade du week-end

Comme presque tous les week-ends, nous sommes repartis à l’assaut d’une montagne locale. Et nous avons jeté notre dévolu sur le mont Takao (高尾山), sommité de la randonnée plébiscitée par les Tokyoïtes à tendances piqueniqueuses.

Première surprise, à 10h du matin, un samedi, il y a foule devant la petite gare de Takaosan-guchi (高尾山口). Et vraiment tous les profils sont représentés, du club du troisième âge aux familles avec bébé en poussette ou en « sac a bébé » sur le dos de Papa ou Maman (quelqu’un connaît le vrai nom du sac a bébé ?). L’habituelle gravure de mode féminine en bottine est elle aussi représentée au beau milieu des chemins de terre ainsi que les bandes de jeunes en street wear. Quand on sait qu’il existe un téléphérique pour aller au sommet, on comprend que les moins équipés n’aient pas trop peur d’y grimper. D’ailleurs, le sommet est aussi surpeuplé, tout le monde y installe sa petite couverture pour y casser la croute.

Deuxième surprise, la forêt est encore bien verte. A part un arbre ou deux sur toute la promenade, pas trace de ce koyo (紅葉 - couleur d’automne) tant vanté par les japonais. Dommage, renseignements pris, l’été indien ne serait pas là avant Novembre. En attendant, on profite d’autant plus du beau temps qu’on sait qu’il neige déjà à Chicago. Mais bon, l’hiver arrive, on le sent bien : le chauffage a été remis au bureau et les températures commencent à descendre en dessus des 25 degrés. Trop dur pour nous…

Troisième surprise : pour une fois, la route décrite dans le guide correspondait exactement à la situation actuelle. Ouf, on ne s’est pas perdu !

Dernière surprise, l’humidité de l’air et la brume ne nous a malheureusement pas permis de profiter très bien du paysage. Tant pis, la prochaine fois, on remonte directement en téléphérique !

PS : désolé, nous n’arrivons plus à faire apparaître les photos sur ce blog. S’il y en a qui s’y connaissent bien, aidez-nous ! En attendant, nous continuons de mettre à jour le site chez wistiti.fr.

16 octobre 2006

Miam !

Une de nos traditions préférées au Japon est celle de l'omiyage (pour ceux qui aiment les petits mickeys, ça s’écrit comme suit : お土産, ce qui se traduit mot-à-mot par "né de la terre"). Le principe est simple : il s'agit, quand on part en voyage, de rapporter une boite de la spécialité culinaire locale pour ses collègues en portion individuellement emballée (vive le développement durable), si possible avec assez d’unités pour nourrir tout le plateau de développement (ok, on se limite souvent à ceux que l’on connait…). Pour trouver la pâtisserie à base de seiche locale, de maïs local ou bien le sablé (qui est bien local lui aussi, c’est marqué le nom de la ville en lettre de chocolat dessus), direction le magasin attrape-touriste local (lui-aussi). Et on en profite pour voir quels Hello Kitties ils élèvent dans le coin (mais ça, on en a déjà parlé).

Résultat des courses, on a l'impression de grignoter toute la journée, mais ce n'est pas bien grave puisque ça nous donne aussi l'occasion de rencontrer des gens et de découvrir la gofflette d'Okinawa ou le chocolat d'Hokkaido. Bien sûr, on a du mal à dissimuler la provenance systématiquement commune de nos omiyage, mais c'est une autre histoire ...

PS : un mot de flançais s'est glissé dans ce message, l'avez vous reconnu ? Si vous ne savez toujours pas ce qu'est le flançais (ni l'engrish par la même occasion), retournez sur notre post du 22 septembre…

15 octobre 2006

Un week-end à Nagasaki (3/3)

Pour le dernier jour, ou plutôt la dernière demi-journée, pèlerinage à Urakami, endroit où tomba la deuxième bombe atomique le 9 aout 1945.

Le parc de la Paix accueillait des sittings de protestataires suite à l’essai nucléaire nord-coréen, et c’est vrai que ça nous a fait bizarre d’apprendre la nouvelle après la visite du musée consacré à cette catastrophe. Dans ce musée se trouve une quantité astronomique de vestiges récupérés, du pylône métallique soufflé comme une construction en cire molle aux bouteilles de verre fondues ou aux vêtements calcinés. Les témoignages de survivants sont particulièrement poignants.

Et les alentours du point Zéro conservent encore pas mal de traces de l’explosion : deux camphriers brulés ayant survécu (mais ayant souffert du dernier ouragan passé le mois dernier sur la région), un torii unijambiste et un clocher de la cathédrale qui a été laissé à terre tel quel depuis 60 ans.


Après ces visites émouvantes, nous sommes repartis par le premier train Kamome pour Tokyo.

Vivement le prochain week-end de 3 jours ! (début novembre)

PS : Pensez à aller voir nos photos, elles sont toutes en ligne.

Un week-end à Nagasaki (2/3)

Le deuxième jour de notre beau week-end, nous nous sommes motivés pour partir aux aurores et louer une voiture. Parce que l’on a beau dire, le Japon en campagne profonde a des transports en commun du même niveau que la liaison Cercy-la-Tour Nevers un jour férié. Il y a des bus, il y a des trains, mais au plus 1 par heure et encore, les bonnes heures.

Et qui c’est qui s’y colle pour conduire à gauche dans les chemins de montagne ? C’est Remi (merci les copains pour votre participation active…). Parce que nous sommes partis du côté d’Unzen (雲仙), un parc naturel avec un célèbre volcan au milieu, LE Fugendake (普賢岳) (tristement célèbre en France depuis la disparation sur ses flancs de Maurice et Katia Krafft) pour profiter un peu de la nature locale.

Et la nature, c’est très joli. Nous nous sommes tout d’abord promenés autour d’un lac de retenue pour atteindre un sanctuaire shinto dans la forêt (on vous épargne la description des 2 heures de route pour y arriver avec de l’autoroute, des centres commerciaux, des rizières et des maisons traditionnelles). Un grand bas-relief représentant Daikoku (dieu de l’opulence dans la religion Shinto) y est gravé dans un rocher en plein milieu de la forêt. Il a d’ailleurs un air étonnamment précolombien, c’est assez frappant.

Ensuite, nous sommes partis du côté de la ville d’Unzen visiter les enfers. C’est juste l’appellation d’une vallée pleine de fumerolles et d’odeur de souffre où les chrétiens locaux étaient ébouillantés quand le christianisme a été interdit au Japon. Aujourd’hui, des œufs subissent le même sort, et c’est très bon. En tout cas, ça nous a bien rappelé notre voyage en Islande.

Puis nous avons repris la voiture puis le téléférique pour atteindre un pic avoisinant le Fugendake. La vue sur la plaine côtière était superbe, on voyait presque jusqu’à Kumamoto. Et nous tirons notre chapeau à toutes ces japonaises qui osent partir dans les petits chemins escarpés avec la même tenue que pour déambuler dans Shibuya, c’est-a-dire jupe et bottes à talons aiguille. Puis nous sommes redescendus sur la côte pour rejoindre Nagasaki, non sans avoir auparavant trempé nos pieds dans les sources d'eau chaude locales.

Apres un retour sans histoire et un délicieux diner de kushiage, nous avons abandonné Tristan pour partir faire la fermeture du parc Glover et un tour dans le quartier des Hollandais. Cela rappelle sans équivoque l’ouverture de cette ville sur le monde, il est rare de trouver autant de maisons en pierre à l’architecture aussi européenne au Japon. Ils ont même des églises dans ces parages !

Un week-end à Nagasaki (1/3)

Forcément, quand on pense à Nagasaki, on n’a pas comme toute première idée une ville d’histoire, occidentale et romantique à souhait. Et bien si ! Si le reste du monde se souvient de la bombe, les japonais mettent plutôt l’accent sur l’histoire d’un des rares ports japonais a avoir eu le droit d’accueillir des étrangers de manière discontinue depuis leur premier contact avec la civilisation occidentale.

Comme nous avions encore un week-end de trois jours (qui a dit que les japonais sont des bourreaux de travail ?), nous sommes partis par Shinkansen à l’autre bout du Japon à la (re)découverte de cette charmante ville. Tristan était lui aussi de la partie (pour ceux qui ne le connaissent toujours pas, Tristan est un des passeurs d’immigrés français les plus actifs dans le nord de Tokyo :) ).

De très bon matin dans le Shinkansen nous sommes montés, 7 heures plus tard à Nagasaki nous sommes arrivés. Et là, surprise, nous sommes tombés en plein sur le très célèbre festival Kunchi Matsuri (sisi, il parait qu’il est connu…). Nous avons enfin compris pourquoi nous avions eu tant de mal à trouver un hôtel et un billet de train pour ce séjour…



Pour la première journée, au menu :

  • Sushi locaux (dont celui a la seiche avec ses petites pattes)
  • Check-in à notre business hôtel (bien convivial, on entend très bien les voisins d’à côté, du dessus, du dessous, des toilettes et de la rue. Spéciale cassedédi à celui qui est rentré bourré à 3 heures du matin et au petit groupe qui préparait le char de la procession à 6 heures du mat’)
  • Découverte de temples locaux à l’influence chinoise indéniable
  • Flâneries dans le quartier chinois
  • Processions avec chars-bateaux, toupies humaines, notables en chapeau melon et habit traditionnel, geishas, jeunes vierges nubiles en yukata…
  • Ballade de nuit du cote du port au beau milieu des étals du matsuri (seiche grillée, yakitori, tortues, poissons rouges, banane au chocolat… ok, tout n’était pas a manger, on vous rassure !)
Et c’était tout pour la première journée !

14 octobre 2006

Encore raté!

On ne les sent jamais !

Dépêche AFP : "Un tremblement de terre de magnitude 5,0 sur l'échelle ouverte de Ricther a secoué samedi matin la région de Tokyo (...) La secousse a été assez longuement ressentie dans la capitale nippone et dans les villes proches."

04 octobre 2006

Mais qu'est-ce qu'ils font à Tokyo?

On n'en a pas encore parlé, mais c'est une activité qui nous occupe pas mal : on bo-sse. Si, si, n'allez pas croire que notre séjour au japon n'est qu'une succession de voyages et de bonnes bouffes (bien que cette idée soit assez tentante… on a le loyer à payer…).

De la tour de bureau où nous nous rendons tous les matins, nous avons une vue sympathique sur la tour de Tokyo (la tour Eiffel locale, rouge avec des rayures blanches, à moins que ce ne soit l’inverse) et la Mori Tower (le top du top, le tout dernier immeuble titanesque issu de l’imagination du promoteur immobilier du même nom en plein milieu de Roppongi), et, en prime, Perrine a une vue imprenable sur Rémi et réciproquement. Ça, ça n'était pas prévu, mais on fait avec…

Au sein de nos équipes, l'ambiance est plutôt internationale et très sympa. L'équipe de Rémi compte même un japonais de notre boite qui un jour a demandé à travailler avec des étrangers. Il a été exaucé. Il est mort de rire toute la journée, tout spécialement quand on essaye de parler japonais… on ne sait pas trop comment le prendre, mais il soutient que c'est parce qu'il est flatté. De même, il apprend plein de choses sur son pays a notre contact (comme le fait que le prénom de cap’tain Tsubasa est Olivier (et si !) et que la jeune fille de la pension des mimosas s'appelle en fait Juliette, pas Kyoko).

Côté client, c’est principalement des japonais. Ils sont environ 200, et statistiquement, ils ne parlent pas anglais. Statistiquement, parce qu’avec notre échantillonnage, nous n’avons trouve que les traductrices anglais-japonais et une australo-japonaise pour nous répondre dans la langue de Shakespeare. A part ça, mis à part un qui nous demande d’aller mourir et un autre qui traite tout le monde comme des animaux, ils sont très sympas.

Pour les petites spécificités du coin, on apprécie beaucoup la personne qui se promène dans les couloirs de notre maison mère avec des boissons et des petits gâteaux (pour ceux qui auraient trop la flemme de se déplacer jusqu'à la machine à café) et le kit de survie sous notre bureau en cas de tremblement de terre (casque, lampe et nourriture déshydratée (enfin, on suppose, on n’a pas encore osé l’ouvrir)).

Le midi, on a deux options : le bento – plateau repas à base de riz en général vite avalé – ou la découverte des restos locaux. Miam miam, c’est que c’est bon la cuisine japonaise ! Et la cuisine du monde vue par les japonais, miam aussi (le restaurant espagnol au bout de la rue fait de très bonnes spaghettis bolognaises).

Quant aux transports, on a la chance d’être sur une ligne chargée, certes, mais pas bondée. Disons qu’on n’atteint jamais le niveau de la ligne 1 à l’heure de pointe entre Charles de Gaulle et la Défense. Par contre, les japonais n’étant pas près de passer au 35h, que l’on sorte à 18h ou a 21h, il y a toujours autant de monde dans le métro. On arrive quand même toujours à trouver une place assise au bout de quelques stations, on ne va pas se plaindre !

02 octobre 2006

Pendant ce temps, à Chicago...

Connaissez-vous Clem* et Hugo ? Ils sont eux aussi partis au bout du monde (mais l’autre), où, digne représentante de la culture française, Clem va vendre des Babybels aux américains. Pour ceux qui les connaissent ou ceux qui recherchent toujours plus de dépaysement, toutes leurs aventures sont sur :

* Clem est une garchoise que Perrine a rencontrée à Monterrey (Mexique). En bref, elle fait partie de ces gens qui ont la bougeotte et qu'on a donc le plaisir de rencontrer a 10 000 km de chez soi alors qu'on a été voisins pendant des années en France sans jamais se croiser, ou presque. Elle fait aussi très bien les makis.

30 septembre 2006

Des moutons, y’en a 3 p’tites bêtes… Des moutons, y’en a 4 p’tites bêtes ……

On craque pour la radio japonaise !

Dans chaque pièce de notre appartement, le plafond est équipé de baffles qui diffusent la musique d’un U-sen (radio câblée souvent utilisée par la poste, les restaurants et autres centres commerciaux pour leur musique d’ambiance).

Nos stations préférées diffusent en boucle :

  • Un comptage de moutons pour s’endormir (merci à Kyoko de nous l’avoir fait découvrir)
  • De la musique de jeux vidéo (pour le plus grand plaisir de Rémi)
  • Des classiques et des moins classiques des Beatles
  • Des chansons françaises du siècle dernier (De Jean Nohain a Luis Mariano en passant par Maurice Chevalier)
  • De la musique traditionnelle indienne
  • Le thème de Rocky
  • La marche nuptiale de Mendelssohn (station spécialisée pour les hôtels a mariage)
  • Des recommandations utiles sur l’air de « Ce n’est qu’un au revoir » : « merci pour votre visite, faite attention de ne rien oublier en partant »
  • Les battements de cœur d’une maman tels qu’ils sont perçus par un fœtus
  • L’hymne officiel de l’équipe de foot locale
  • Happy Birthday

Et on en découvre de nouvelles chaque jour …

Promenade sur les bords de la rivière Tama

Notre dernière promenade dans la campagne japonaise a été pleine de surprises, confirmant ainsi ce que nous soupçonnions depuis quelques semaines déjà : notre guide n’est plus vraiment à jour !

Nos doutes sont apparus dès les premières indications : « Sortez de la gare par la seule issue et tournez à gauche.» - paf, il y avait deux sorties, nous avons forcément pris la mauvaise. Nous avons fini par retrouver le chemin de la rivière, sans trop savoir comment, les rues, le cimetière et les bâtiments ayant été ou détournés, ou déplacés, ou construits, ou cachés depuis la dernière révision du guide en 1992 (on vient de vérifier la date).

Et que penser lorsque le guide nous recommande chaudement de nous arrêter près d’un pont pour observer la flore et la faune locales, alors que le pont en question sert de campement aux SDF locaux, tentes bleues et cordes à linge omniprésentes à l’appui !

Quant à la promenade elle-même, la première partie en a été plutôt douloureuse : araignées géantes tissant leur toile au beau milieu du chemin, avancée difficile sur les bords de la rivière avec des plantes urticantes et autres lianes piégeuses jusqu’aux genoux. Heureusement, nous avons fini par rejoindre un joli sentier de randonnée passant dans une forêt de cerisiers et par l’emplacement d’une ancienne forteresse du 16ème siècle. Très agréable !
Petite aparté pour les amateurs des Dingodossiers : nous avons croisé en arrivant sur le sentier le petit vieux local (« ça va fraichir »), petit vieux que nous avons revu un peu plus tard après les premières gouttes de pluie (« j’l’avions bien dit que ç’allait fraichir ».)

Arrivés au terme de ces aventures, nous avons eu une dernière surprise : LE bus quotidien de 16h18 sensé nous ramener à la gare passait en fait à 15h35 et évidemment pas le samedi !

Notre découverte du jour pour finir : un repère de travailleurs occidentaux illégaux. Mais que fait la police !

22 septembre 2006

Indispensable Hello Kitty ...

Ça y est ! Apres un mois de démarches, me voici enfin équipée pour ma nouvelle vie nippone ! J'ai enfin : un sceau - avec mon nom en katakana - pour signer les papiers importants, une "gaijin card", un compte en banque et la carte couleur "crème brulée" qui va avec (dur de choisir la couleur de sa carte "bleue" parmi 32 coloris), un téléphone portable avec GPS intègre (très utile), dictionnaire optique (je prends le mot en photo, il me donne la traduction anglaise) et surtout, surtout, l'indispensable grelot Hello Kitty qui annoncera mon arrivée partout ou j'irais ;)
Ah ! Le grelot Hello Kitty ! C'est vraiment notre coup de cœur dans la masse d'objets kitchouilles que tout japonais accroche a son sac, son porte clef, son téléphone... Avouez que c'est carrément "Kawai"!
Il y en a pour tous les goûts. Chaque ville, chaque lieu touristique à même son modèle personnalisé... Je nous donne 2 mois pour craquer et commencer la collection ;)
Perrine

18 septembre 2006

Photos

Toutes nos photos sont désormais en ligne ! Encore un peu de patience et nous ajoutons les commentaires ;)

Pour ceux qui voudraient partir en reconnaissance, elles sont sur www.wistiti.fr

Il y a un identifiant et un mot de passe qui auraient beaucoup moins d'intérêt s'ils étaient disponibles ici... du coup, on préfère vous les communiquer par e-mail. N'hésitez pas à nous les demander !

PS : Un Hello Kitty pour le premier qui déchiffre le mot de passe !

Tremblements ... sans stupeur

Hier, nous avons eu droit à notre premier gros tremblement de terre ... force 6 tout de même !
On vous rassure tout de suite : c'était dans le simulateur de la caserne de pompiers d'Ikebukuro. Dorénavant, nous savons donc utiliser un extincteur, nous déplacer dans la fumée et nous cacher sous une table avec un coussin sur la tête (non, nous n'avons pas de photo !). Ca peut toujours servir !
La meilleure partie de la visite a tout de même été le scénario catastrophe final : un film d'une petite 1/2 heure nous a montré en 3D ce qui pourrait se passer en cas de gros tremblement de terre à Tokyo. Et bien, il est presque rassurant de voir que tous ces gens surentrainés depuis leur plus tendre enfance à avoir les bons réflexes, feraient finalement ce qui nous passerait à tous en premier par la tête : partir en courant, gesticulant et hurlant !

17 septembre 2006

Trois sommets en une journee (ou presque)


Ce lundi étant férié au Japon (en passant, bonne fête les vieux !), nous avons enfin pu profiter d’un week-end de trois jours ! Malheureusement, le typhon numéro 13 en a profité pour s’inviter, ce qui ne faisait pas de ce week-end un bon moment pour aller se balader loin de Tokyo. Nous nous sommes donc contentés de partir samedi – seul jour de beau temps annoncé - faire un peu de randonnée du côté du mont Mitake (御岳山).

Nous sommes partis de bon matin, avons eu tous nos trains à l’heure prévue (quand on vous dit qu’on s’améliore !) pour arriver à la gare de Kori, point de départ de la randonnée.

Le guide indiquait bien que le début de cette randonnée serait un peu pentu : c’était un euphémisme ! Nous avons alterné montées et escaliers pendant 1h30 pour arriver au premier sommet : Otsuka (大塚山). Nous avons ensuite parcouru le sommet de la crête pour rejoindre le temple au sommet du mont Mitake. Là, nous avons déjeuné pendant qu’un responsable du temple pointait du doigt tous les célèbres sites que l’on aurait pu voir depuis la terrasse du temple s’il n’y avait pas eu autant de nuages…

Apres cette halte salutaire, nous avons poursuivi jusqu’au sommet du mont Hinode (日の出山). Et là, dilemme : soit nous descendions tout doucement vers la gare la plus proche, soit nous tentions de rejoindre l’entrée de grottes célèbres pour leurs stalactites. Nous avons opté pour la deuxième option. Après une descente, pentue elle aussi, rythmée par le bruit des clochettes à ours et des radios tonitruantes des autres randonneurs, nous sommes arrivés devant l’entrée susdite. Malheureusement, les grottes étaient condamnées, sans que nous puissions vraiment comprendre la raison expliquée en japonais sur un petit panneau (des recherches ultérieures sur le web ne nous ont toujours pas permis d’éclaircir ce mystère…).

Nous nous en sommes donc retournés et nous sommes consolés de cette (petite) mésaventure et de nos (grosses) courbatures autour d’un menu à emporter de l’indien d’à coté.

12 septembre 2006

Grosse fatigue

Petits tracas du quotidien au pays des liliputiens:


PS : Regardez ce qui arrive quand on porte des sandales en plein soleil...

10 septembre 2006

Rien que pour nos mamans

Comme quoi on pense à elles tout le temps :
Des coquillages géants qui auraient été très biens pour l’atelier "Parures préhistoriques" :

Malgré l’absence de véranda, la fougère locale a un peu plus de feuilles que la version des Amognes :

Dimanche pas à Tokyo

Après avoir réussi à nous lever suffisamment tôt un dimanche matin, nous avons enfin pu aller faire cette balade en bord de mer dont nous vous parlions la semaine dernière.

Pour la première fois depuis bien longtemps, nous avons également réussi le tour de force de prendre le bon train, le bon bus, dans le bon sens et même de descendre au bon arrêt !

Le début de cette promenade était un peu décevant : en lieu et place de l’atmosphère tant vantée dans le guide de cris de goélands, d’odeur d’iode et de filets de pêche, nous avons trouvé cannettes et ordures diverses. Ce qui par ailleurs ne semblait pas gêner les familles japonaises venues dresser leurs barbecues sur ce rivage pas très propre.



Heureusement, après quelques kilomètres, le paysage s’est grandement amélioré. Les cannettes ont laisse place à de gros rochers, de grandes vagues et de jolies petites iles. Le phare de Tsurugizaki a été une bonne surprise avec une belle vue sur le Pacifique.



Et après tous ces efforts, nous nous sommes octroyé un bon bain de mer bien chaud (d’avis d’habituée bretonne, non partage par l’expert nivernais local). Et ça a été le retour à Tokyo, la prise de conscience progressive des coups de soleil et de la fin du week-end. Vivement le prochain !

06 septembre 2006

Rost in Tlansration

Quand on a la chance d’avoir une langue extrêmement pauvre en phonèmes, que le système éducatif est basé sur le recopiage intensif, que les langues étrangères ont été considérées jusqu'à assez récemment à laisser aux simplets incapables de décrocher une autre spécialité à l’université et que l’on n'arrive pas à trouver le temps d’initier les enfants avant 13 ans à autre chose qu’au patois local, on finit par afficher des trucs qui font se plier en deux les simplets de l’extérieur qui n’arrivent d’ailleurs toujours pas à le parler, ce damné patois local.

Malgré cela, des messages en langue étrangère, il y en a partout. Le marketing notamment adore ça, parce que l’Anglais c’est romantique (la preuve, tous les love hotels ont des noms anglais), que le Français ça fait luxe, et que les deux ensembles, c’est trop bon ! La preuve par l’image (on a testé pour vous, le contenu du pot n’était pas à la hauteur du texte) :



Après quelques temps dans cet environnement, on s’étonne parfois de ne plus s’étonner devant ces documents de travail venant d’un lointain pays exotique qui s’appelle l’Austlaria (probablement en Europe de l’Est, mais côté hémisphère sud). Les messages qui laissent supposer la survie de Jim Morrisson ne nous font plus nous retourner dans le métro (Beware ! The doors !). On retrouve même sans sourciller des traces de frangin dans les rues chaudes de Kyoto (spéciale dédicace à Menu).


Un petit test pour finir : on m'appelle aussi birrald érectlique, je suis, je suis un ....



Pour ceux qui voudraient du rab, allez voir de vrais professionnels chez Engrish.com
Et, pour du vrai français bien écrit sur le sujet, direction Karoshi Report.

04 septembre 2006

Dimanche à Tokyo

Après un lever beaucoup trop tardif pour aller faire cette charmante randonnée en bord de mer sélectionnée la veille dans un ouvrage spécialisé, nous nous sommes motivés pour passer un dimanche comme de vrais petits Tokyoïtes.

Après le déjeuner, direction le parc Hamarikyuonshi-teien, a la fois au cœur de Tokyo et au bord de la mer (pour ceux qui aiment les petits dessins, ca donne 浜離宮恩師庭園). Pour la grande Histoire, ce parc appartenait à l’origine à la famille Tokugawa, ceux-là même qui ont fourni une collection impressionnante de shogun au Japon. Mais si, on vous en a parlé dans le post précédent, suivez s’il vous plait !
En tous cas, grande surprise pour un parc traditionnel japonais : au beau milieu, on a trouve un champ de fleurs oranges, au dessus du champ de très beaux papillons et tout autour, des photographes armés de gros objectifs pour saisir sur le vif les lépidoptères susnommés. Et nous, forcément, par pur mimétisme, on a sacrifié à la tradition locale.

Alors, vous les trouvez comment nos photos ?

03 septembre 2006

Nikko

Afin de profiter de nos quelques jours de vacances avant de reprendre le travail, nous sommes partis deux jours à Nikko, dans les montagnes au Nord de Tokyo. Pour la petite histoire, c'est là que le premier shogun (Ieyasu Tokugawa) a décidé de se faire enterrer en s'offrant un somptueux mausolée aux frais des membres des familles rivales.

Au programme donc : de très beaux temples et sanctuaires, mais aussi de la haute gastronomie locale (notamment des yuba frais, des sashimi de yuba, des rouleaux de printemps de yuba, de la soupe de yuba, du yuba mariné ... le yuba étant de la peau de tofu, ca fait super envie), des onsen - sources d'eau chaude ... très très chaudes - des lacs, de la rando et des chutes d'eau ... de quoi bien se vider la tête.

On vous met très bientôt les photos en ligne.

02 septembre 2006

Pourquoi Komagome ?

C'est la question que les japonais nous posent habituellement quant ils apprennent où nous habitons. Le quartier n'est en effet ni célèbre (même pour un tokyoïte de souche, il est parfois difficile à situer), ni tendance (on vous montrera a l'occasion quelques devantures de magasins de vêtements locaux), ni même underground (ou alors tellement underground que personne ne s'en est encore rendu compte).

Un quartier à la mode, ça ressemble à ça (Shinjuku, un jour de faible affluence):
















Du coup, on a préféré la version un poil plus calme (Komagome, un soir d’émeute):
















Quoiqu’on puisse parfois se demander si ce ne serait pas quand même un petit peu underground (même endroit, quelques heures plus tard):













Ajoutez à cela : un prix de location raisonnable pour un appartement correspondant tout a fait a nos critères d’occidentaux, des voisins adorables, un copain aguerri pas loin, un métro super pratique (pour le boulot, le tourisme *message subliminal* et les sorties) … Bref, le coup de foudre quoi !