Une petite surprise toutefois à l'ouverture:
Sur 4 bols, 1 est arrivé intact... Bah, c'est pas grave, il nous servira de modèle pour recoller les autres... Y'a plus qu'à !
Sur 4 bols, 1 est arrivé intact... Bah, c'est pas grave, il nous servira de modèle pour recoller les autres... Y'a plus qu'à !
Bref, nous voici donc locataires d'une maisonnette traditionnelle (en bois, paille de riz et papier), en plein cœur du quartier ultra moderne de Shinjuku. C'est confortable et sacrément dépaysant.
Entre ce déménagement, la visite d'Aurélie et Alexandre et une dernière semaine de boulot ponctuée de déjeuners, gouters, diners et karaoke de départ, nous n'avons pas vu le temps passer... et nous n'avons pas mis ce blog a jour depuis une éternité.
Juste quelques photos, donc, pour nous rattraper :




Cela fait suffisamment longtemps pour que les faits soient prescrits. Nous allons donc pouvoir faire maintenant toute la lumière sur ce que les journaux de l’époque ont appelé le Kani Project.
Nous avions depuis longtemps préparé notre coup : sous un prétexte fallacieux (le Festival de la Neige. Cf. article précédent), nous nous étions fait passer pour de simples touristes pendant 3 jours. Au retour, conformément à ce qui avait été planifié par de précédents contacts, un homme nous a abordés nonchalamment dans l’aéroport de New Chitose En quelques minutes, la transaction était faite : nous venions d’adopter sous le manteau un superbe Taraba-Gani (ou Paralithodes camtschaticus pour les intimes, Red King Crab pour les anglophones ou "le crabe qui fout la honte au tourteau" pour les francophone).
Pour déjouer la police, nous avions un planning très serré : nous quittions le Japon le plus vite possible pour ne revenir que lorsque l’intérêt pour cette affaire serait retombé (Cf. articles précédents sur la Thaïlande).
Le plan se déroula sans accroc, comme on les aime (toute personne identifiant correctement la référence et vivant au Japon gagne un porte-clés dans le plus pur style parisien). Le samedi suivant notre retour, le clandestin était arrivé par la poste, le plus tranquillement du monde. Les passeurs avaient même ajouté un Kegani, crabe tellement courant en Hokkaido qu’il sert un peu à tout, même à caler les objets dans les colis.
Aparté : Quand on dit qu'on le trouve partout, on n'exagère vraiment pas, la preuve en images, de haut en bas et de droite à gauche (soyons japonais):
Voici d’ailleurs les premières images de l’arrivée de notre tout nouveau petit :
Mais notre plan avait une faille : pour sa "welcome party" (Shabu-Shabu style), notre pauvre petit crabe, déjà dans un environnement tout nouveau pour lui, serait entouré d’une foule d’humains qu’il ne connaîtrait pas. Ni une ni deux, notre collègue David et Rémi mirent en place une action coup de poing pour lui préparer une soirée de bienvenue dont il se souviendrait longtemps. Cette partie n’ayant pas été prescrite, nous ne pouvons entrer dans les détails, mais sachez simplement qu’elle impliqua un réveil à l’aube, des tractations interminables avec des pêcheurs et des vieilles dames, l’enlèvement de quatre crabes supplémentaires dont deux zuwaigani et une dégustation de sushi vers 8 heures du matin dans un quartier de Tokyo que l’on appelle Tsukuji. Aucune photo de ce raid n’a été prise à notre connaissance.
Résultat des courses : une bien sympathique soirée qui aura laissé, on l’espère, de bons souvenirs a tous (peut-être moins aux crabes, mais bon, on ne peut pas faire plaisir à tout le monde…)
Un chef de projet joue les mères poules sur le coup de 10 heures du soir: il prépare une tournée générale de vitamines pour booster les chtites neurones fatigués de son équipe. Comment ça, ils sont fous ces japonais?
Celui-là est soft, mais il y en avait aussi avec de la fibre optique, qui scintillaient de partout. Les petits japonais ouvraient de grands yeux émerveillés… ah ! La magie des noëls d’antan !
A notre dernier passage, la St Valentin était à l’honneur. Les rayons du magasin étaient pris d’assaut par une armée de Shibuyettes (Note: Shibuyette = Fashion Victim, on les reconnait à leur couleur de peau tirant sur l'orange et à leurs cheveux plus blonds que la moyenne nationale) qui, une fois par an, se mettent aux fourneaux pour préparer chocolats maison et petits gâteaux à leurs amoureux (pour rappel : un mois après, le 14 mars, les hommes leur rendent la pareil en leur offrant 3 fois le chocolat qu’ils ont reçu… autant dire qu'elles sont motivées !). Bref, au Japon tout est fait pour faciliter la vie des gens, alors voici ce que nous avons trouvé:
Cette jolie boîte contenait :
Il ne manquait que la crème fraîche et un œuf. De la cuisine ultra-facilitée donc mais ne faisant pas vraiment couleur locale... Vous pensez qu'il y aurait un marché en France ?

Etape 1 : Pepe découpe un bambou dans le sens de la longueur (à raison de 2 journées Somen par an, la scie circulaire est bien rentabilisée)
Etape 3 : La gouttière est installée et tout le monde aligné de part et d'autre. On y fait alors couler de l’eau, dans laquelle les « cuistots » lâchent des Somens par paquet (les nouilles sur la photo)
Etape 4 : Les convives attrapent les Somens au passage (maitrise des baguettes indispensable) et les trempent dans une sauce à base de lait de Soja, d'huile de sésame, d'huile pimentée et de Tsuyu (la recette peut varier) dans leurs tasses-bambous.Elle avait pourtant l’air si désaltérant, cette boisson glacée trouvée au kombini !
Oui mais voilà, il s’agit d’un tout nouveau concept de boisson congelée... qui forcément, ne coule pas (ben oui, ben oui). A votre avis, quel est son mode d’emploi ?
Amis expatriés ou ex-expatriés, faites-nous part de votre expérience : avez-vous rencontré le banquier idéal ?
Autrement dit, celui qui :
Parce que, on a beau s'être inscrit dans l'agence spécialisée "In-ter-na-tio-nal" de la banque dont le nom (pour ne pas la nommer) commence par S et fini par ociété Générale, c'est pas gagné.