18 mars 2008

Vie ma vie de consultant au Japon

Nous sommes rentrés de vacances juste à temps pour commencer nos nouveaux projets. Vous vous demandiez peut-être où nous étions passés ? Et bien :
  • Rémi a disparu le temps d'une proposition commerciale: 60 heures sup' sur une semaine, 42 heures sans dormir (plus fort que Jack Bauer)... et ça dure, ça dure... mais vont-ils un jour réussir à la vendre, cette mission?

  • Perrine a rejoint un "gros" projet ... La première semaine a été intéressante: grâce à son chef japonais, elle a pu goûter au plaisir de 14h minimum de boulot par jour, pas le temps de petit-déjeuner, déjeuner ni même dîner (mais avec 1 snack de 2 onigiri - boulettes de riz fourrées - par jour, on tient le coup). Depuis, le client a fait comprendre que "We are not in the business of killing people", le chef a été remplacé par un européen et le rythme de travail est devenu (un peu) plus raisonable. Mais, sans qu'elle sache pourquoi, elle est officiellement le back-up de toute personne partant en vacance. Bref, pendant 2 semaines, elle a cumulé le boulot de 3 personnes, qui bossaient déjà toutes 12 heures par jour... Heureusement, ça devrait aller mieux à partir de lundi. En attendant, voici en exclusivité une image (typique?) d'un vendredi soir à Tokyo:


Un chef de projet joue les mères poules sur le coup de 10 heures du soir: il prépare une tournée générale de vitamines pour booster les chtites neurones fatigués de son équipe. Comment ça, ils sont fous ces japonais?

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Commentaire du Parisien:
- ouais... les japonais ils restent longtemps au travail mais au final ca n'est pas productif. c'est nous les plus productif.

(le meme parisien te faisant remarquer les americains ne travaillent pas autant que les Francais car il rentrent plus tot a la maison)

Voila, bon courage, attention au burnout (piscine etc... pour tenir plus longtemps) et pas trop de cafe.

Anonyme a dit…

Vous êtes des fous ! ;)

Vivement que vous reveniez et que vous adoptiez un rythme plus... humain !...

Anonyme a dit…

même mes Coréens ne sont pas aussi fous! quoique... mais au final, on n'est pas plus productif!

Perrine et Remi a dit…

Je rebondis sur les commentaires précédents : un de nos anciens chefs du bureau parisien, expatrié à New York depuis l'année dernière, n'en revenait pas.

Pendant deux petites semaines à travailler avec mon équipe, il n'a cessé de maîtriser sa colère pour éviter d'exploser sur mon supérieur direct japonais (et il a été très fort, il n'a presque pas craqué).

La raison de cette colère? Très simple: le boulot n'avançait pas du tout selon le planning que ce chef français avait en tête et, même dans l'urgence, toute l'équipe japonaise hormis le piou-piou de base (un senior manager et deux managers soit environ 20 ans d'expérience professionnelle cumulée contre notre petit nouveau, au plus 1 an depuis sa sortie d'université...) semblait se tourner les pouces. Quand l'échéance approche à grand pas, la technique du "c'est le plus junior qui fait tout" est un grand classique ici...