21 septembre 2007

Comment c'est la Chine? C'est plein de chinois. Mais à part ça?

Chapitre 1: les touristes japonais

"Have a nice fright" nous a lancé gentiment l'hôtesse HIS avant que nous ne prenions l'avion pour Shanghai. Pour changer un peu, nous avons en effet choisit de partir en week-end avec une option "package", incluant avion, hôtel, et même une excursion dans la "Venise chinoise" pour la journée du dimanche. Nous avons donc eu droit à la totale prévue pour le touriste japonais, à savoir :

  • Déplacements en groupe, avec discours au micro pendant tous les trajets par notre guide chinois pour nous prévenir des dangers de la Chine (voleurs, pickpockets, etc.) plutôt que pour nous présenter l'histoire locale
  • Forte incitation à l'achat de nouveaux sceaux et de diverses cartes à jouer - Note: les japonais ont déjà tous un sceau et jouent très peu aux cartes, mais la culpabilisation marche très bien ("le monsieur nous a pris en photo, on est bien obliges d'acheter son paquet de cartes maintenant")
  • Pauses photos aux endroits repérés par le guide : "alors, toi, tu te mets sur la 3ème marche, et toi, tu prends la photo d'ici en mettant un genou a terre… "
  • Visite d'un musée de la broderie et d'un musée de la soie en version accélérée : au lieu de s'embêter avec la visite complète retraçant 4,000 ans d'histoire, on va directement au magasin d'usine où l'on a droit à 2 minutes d'explications et 40 minutes de shopping.

Chapitre 2 : le choc culturel

Nous avions lu il y a quelque mois que la Chine avait lancé un grand programme en vue des JO pour inciter les chinois à ne plus cracher dans la rue, ne plus relever leurs T-shirts (en découvrant leurs bidous) quand il fait trop chaud, à découvrir la notion de file d'attente et à apprendre l'anglais… Il leur reste donc un peu moins d'un an et beaucoup de boulot pour atteindre cet objectif.

Le plus difficile à accepter pour le visiteur étranger est sans doute la file d'attente devant un guichet ou un comptoir : vous avez à peine eu le temps d'ouvrir la bouche pour expliquer ce que vous vouliez que 3 chinois ont déjà trouvé le moyen de se glisser entre votre guichetier et vous. La personne de l'autre côté du guichet ou du comptoir, bien trop contente de retarder la corvée d'essayer de comprendre ce que vous allez lui raconter, laisse bien entendu faire. Certains policiers tancent tout de même vertement les contrevenants (Ok, nous n'en avons été témoins qu'une seule fois...).

Se faire comprendre est d'ailleurs ensuite un vrai challenge: si la personne en face de vous ne parle pas anglais, vous pouvez essayer de gribouiller des kanji (Souvent ce sont les mêmes qu'en japonais. Par exemple, avant de vous faire faire un massage des pieds, pensez à écrire tous les kanji possibles qui signifient "doux", "léger" etc.). Sinon, laissez tomber... les signes, ca ne marche pas ! Le premier soir, il nous a fallut 5 bonnes minutes pour expliquer qu'on voulait l'addition (dans un resto faisant pourtant partie des actions de promotion des JO - ils vont s'amuser), on a finit par sortir la carte bleue et l'agiter sous le nez de la serveuse, c'était plus simple.

A part ça, on a (ré)apprit à jouer des coudes dans le métro et à traverser la rue un peu au hasard. On a découvert avec étonnement les systèmes de chaînes pour attacher son sac à sa table de resto. Quand à la nourriture (c'est très bon le chinois... mais pas forcement à Shanghai), il y a décidément un fossé entre nos goûts et ce que les locaux trouvent appétissant (et a donc une place a l'entrée du resto ou sur les assiettes de présentation): "mmh! un gros poisson noir avec des piquants"; "miam miam, les tentacules"; "rrrho, ils ont même de l'alcool de scorpion et de serpent!" ;)


Sinon, à quoi ressemble la Chine moderne: à un énorme chantier, ponctué de buildings flambants neuf, témoins notamment d'une participation effrénée au concours de "celui qui aura la plus grande tour" (réponse: le japonais Mori à Shanghai). Et à côté de cela, donc d'autant plus choquante, beaucoup de pauvreté. Il n'y a qu’à espérer que les laissés pour compte d'aujourd'hui arriveront à récupérer un peu des fruits de la croissance, à l'occasion notamment des JO et de l'exposition universelle de Shanghai en 2010.

Chapitre 3 : les visites

Rassurez-vous tout de même, ce ne sont pas 2 bleus et 3 crachats qui auraient pu nous gâcher le week-end. Entre jardins, promenade dans la ville ou sur des caneaux, visite de l'actuelle ou de l'ancienne (on n'en est plus sûr, à force de multiplier les catégories pour rester premier quelque part...) plus haute tour du monde (admirez la photo des laveurs des plus hauts carreaux du monde) et spectacle d'acrobaties nous ne nous sommes pas ennuyés. On vous laisse apprécier en images :



























Chapitre 4 : le retour à la maison

Quelle joie de rentrer chez soi et de retrouver ces gens si gentils si polis, qui s'effacent pour vous laisser passer et ne font pas de bruit (sauf quand ils mangent des nouilles, mais personne n'est parfait) ; quel soulagement de pouvoir traverser la rue sans risquer de se faire écraser ; quel confort de ne pas avoir à surveiller ses affaires sans arrêt ; quel bonheur de retrouver les distributeurs de boisson à chaque coin de rue et de pouvoir identifier ce qu'il y a dans son assiette !

Tokyo, on t’aime !!!

08 septembre 2007

Bambou + Nouilles = Nagashi Somen Party!

Notre ami Pepe est décidément plein de ressources. Après la journée "Fugu" cet hiver (on vous en a parlé dans un message précédent), la journée "Takenoko" du printemps (une matinée de course dans les bois, pelle sur l’épaule, à la recherche de pousses de bambous qui sont ensuite consommées en nabe ou en salade), nous avons participé aujourd’hui à la journée "Nagashi Somen".

Les bambous épargnés lors de notre dernier passage ayant bien poussé, ils ont été mis à contribution en tant que plats de service, tasses, poteaux et surtout gouttière...

Malheureusement nous avions oublié de prendre notre appareil photo, mais pour vous donner une idée de ce que peut bien signifier tout ce charabia, nous avons fouillé les archives de Rémi, et nous avons retrouvé quelques images de la Nagashi Somen Party 2001.

Etape 1 : Pepe découpe un bambou dans le sens de la longueur (à raison de 2 journées Somen par an, la scie circulaire est bien rentabilisée)





Etape 2 : On évide le bambou











Etape 3 : La gouttière est installée et tout le monde aligné de part et d'autre. On y fait alors couler de l’eau, dans laquelle les « cuistots » lâchent des Somens par paquet (les nouilles sur la photo)




Etape 4 : Les convives attrapent les Somens au passage (maitrise des baguettes indispensable) et les trempent dans une sauce à base de lait de Soja, d'huile de sésame, d'huile pimentée et de Tsuyu (la recette peut varier) dans leurs tasses-bambous.






Et oui, Rémi était déjà barbu !



Bref, une journée bien sympathique et incroyablement ensoleillée (on sort d’un Typhon pour entrer dans une période d’orages selon la météo nationale).

La réponse au post précédent dans quelques jours (vraiment pas d’inspiration ?).

02 septembre 2007

Mais à quoi ça sert ?

Au Japon, quand vous entrez dans une cabine d'essayage, on vous demande d'abord de retirer vos chaussures. Ensuite, on vous tend ceci :


Et là, vous êtes bien embêtée, parce que vous n'avez aucune idée de ce à quoi ça peut servir ! Vous avez une idée ?

Deux indices:
  1. La première fois qu'on en a tendu un à Perrine, il pleuvait des cordes

  2. La seconde fois, pas