Il y a plusieurs approches possibles pour visiter le Japon.
Vous pouvez choisir de prendre votre temps, comme les parents de Remi : deux semaines et demie, une ou deux visites par jour, plein de temps pour flâner et aller à la rencontre des habitants.
Vous pouvez aussi choisir la version accélérée, comme les parents de Perrine en mai ou même Cécile il y a deux semaines : une dizaine de jours, un maximum de choses à faire en un minimum de temps.
Enfin, si tout cela vous semble bien trop lent et si le sommeil n'est pour vous qu'une perte de temps, il vous reste la version coup de vent comme Fabrice le week-end dernier (escale de 3 jours après des vacances en Nouvelle-Zélande).
Retour en image sur quelques temps forts du week-end (on passe sur les nuits quasiment blanches, les levers a 4 heures du matin pour voir les poissons tout frais de Tsukiji – et en déguster –, les cours d'origami, les fermetures de restaurants de cuisines japonaises pas forcement répandues dans nos métropoles européennes, les grands magasins, les temples, l'électronique et autres passages obligés de Tokyo) :
Une salle de jeu a Shinjuku. Après avoir essayé de sauver le monde en vidant moult chargeurs sur de méchants terroristes ayant des liens avec l'armée américaine, nous avons décidé de passer à des choses plus traditionnelles, a commencer par le Taiko. Le Taiko est à l’ origine un instrument de musique traditionnel japonais qui consiste en un énorme tambour avec un corps de bois et une peau de cuir. Aujourd'hui, on peut en faire en version électronique pour travailler ses reflexes, sa coordination et son sens du rythme.
Comme on en était à la musique, un petit passage sur Dance Dance Revolution nous a permis de continuer le travail musical ... sur un mode un peu plus physique.
Et puis nous avons craque (le manque de sommeil et l'effort sans doute): nous avons été faire un tour dans un purikula (c'est de l'anglais, ca veut dire Print Club en prononciation raccourcie japonaise). Le principe est simple: on prend la pause, on choisit le traitement d'image adapte et voila !!! On dispose de plein de petites photos imprimées sur autocollant pour égayer son téléphone portable, son portefeuille ou son frigo. Si vous pensez qu'il n'y a pas de marché pour ce genre de choses, détrompez-vous. C'est même un hobby reconnu au pays du soleil levant et un quart de la surface de la salle d'arcade ou nous étions y était consacre.
Le karaoké. Apres une quête un peu longue d'un restaurant disposant de 5 places assises un samedi soir a Shinjuku sans réservation (sous la pluie et dans le froid), direction le karaoké (THE karaoké de Lost in Translation, soit dit en passant, ou l'on peut choisir la chanson que Bill Murray entonne dans cet excellent film). On réserve une salle pour une petite heure, on pose nos affaires et c'est parti. On enchaine chansons japonaises, anglaises et même françaises et espagnoles et paf, on se retrouve 2H30 plus tard (bien après minuit), toujours sous la pluie mais sans train pour rentrer. Qu'à cela ne tienne, les taxis sont omniprésents la nuit, retour a la maison pour se reposer un peu avant le lever (tôt) du lendemain.
Le BBQ a la japonaise. Invités a un barbecue entre collègues, nous nous inclinons devant la logistique a la japonaise. En gros, vous réservez un barbecue auprès d'un « parc a barbecue » ou, lorsque vous arrivez, tout est prêt pour vous accueillir : tente en cas de pluie, tables et chaises pliantes, barbecue, paniers repas remplis de viandes, légumes et fruits de mer, plaques chauffantes pour les « yakisoba », boissons. Vous n'avez plus qu'à parer à l'essentiel : logistique de la chasse au trésor organisée pour les moins de 5 ans, ou du concours de bras de fer pour les plus de 25 ans. Pour ne rien gâcher, les ginkgos étaient magnifiques et on a même trouve un terrain de pétanque dans un coin du parc (le monsieur a casquette sur la photo parle français et fait partie de la fédération internationale de pétanque provençale).
La Mori Tower. Une vue imprenable sur Tokyo et le mont Fuji (exclusivité de la saison automne-hiver) et un passage dans l'incroyable musée d'art contemporain, qui ne nous a jamais déçu. En exclusivité cette fois-ci: une gigantesque ville de métal, des puzzles humoristiques, des jeux de salles d'arcades transformes en œuvres d'art, un labyrinthe mathématique ou nous nous sommes perdus avec plaisir (on y est retournes plusieurs fois en bons geeks que nous sommes: vous entrez dans une pièce avec une carte indiquant un nombre (7, 36, 42...). Vous pouvez passer sous un certain nombre de portiques portant une opération (+5, -4, *3, :2 etc.) et vous ne pouvez sortir de la salle que quand vous avez obtenu le compte bon: 73 - on regrette juste qu'il n'y ait pas une camera pour filmer les participants, les yeux dans le vague, essayant de diviser 1144 par 7 de tête, ou tournant en courant autour du portique + 5 parce que c'est quand même la façon la plus simple de faire +30).
Bon ce week-end on se repose avant de recommencer la semaine prochaine avec Manu !!

1 commentaire:
Sympa l'episode visites guidées.
Pour ce qui nous concerne, on reste à la version " doucement le matin et pas trop vite l'après-midi"..
@+
Roland & Rosine
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